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La Grande Barrière de corail, océan Pacifique

Plus étendue que l’Italie et visible depuis l’espace, la Grande Barrière de corail est le plus grand système corallien au monde. Située près de la côte du Queensland au nord-est de l’Australie, elle draine des milliers de touristes venus en nombre pour observer son exotique vie sous marine Malheureusement pour le corail, les nombreuses activités humaines ont endommagé directement ou indirectement ce lieu unique. Le futur de ce paradis sauvage, si divers et si beau, dépendra de notre comportement durant ces prochaines décennies et de la façon dont seront gérés la Barriere et ses habitants. Le corail a l’apparence d’une plante, mais C’est un animal. Les coraux sont composés de millions de minuscules créatures qui ressemblent à des méduses ou à des anémones de mer.

Ces polypes vivent en symbiose avec la zooxanthele, une algue qui se sert de la photosynthèse pour produire des glucoses qui vont nourrir le polype. En retour, l’algue reçoit les nutriments dont elle a besoin pour effeetuer sa photosynthèse et vit ainsi en harmonie parmi le carbonate de calcium déposé par le corail. Ce sont ces squelettes en calcaire qui constituent le récif.

La Barrière est très sensible aux changements de l’environnement marin. Les limites au sein desquelles le corail peut se développer sont très étroites et de petites perturbations de l’équilibre délicat de la Bartiere peuvent influencer sa croissance. Non seulement le corail doit être immergé, mais la temperature de l’eau doit rester dans une fourchette étroite et elle doit être suffisamment peu profonde (moins de 50 m) pour laisser passer la lumière nécessaire aux algues pour la photosynthèse. Les conditions uniques de la Barrière en font un paradis sauvage, un écosystème riche et diversifié – la « forêt amazonienne de la mer ». Elle fournit les conditions idéales pour les plantes et les animaux, offrant des eaux chaudes et un abri contre la violence du Pacifique. Le courant qui longe la côte joue un rôle primordial en éliminant les coraux morts et le sable qui pourraient obstruer le récif. La Barrière héberge 1500 espèces de poissons, plus de 1500 types de mollusques, 215 sortes d’oiseaux, 6 espèces de tortues de mer, 17 de serpents de mer et 30 de baleines, dauphins et marsouins. On y trouve aussi des troupeaux de dugongs, de gros et dociles mammifères marins herbivores de la famille des lamantins et surnommés « vaches de mer » Chaque besoin alimentaire est couvert par une abondance de plantes et d’animaux variés. C’est un milieu sélectif où un grand nombre de prédateurs rendent la vie précaire. Aussi de nombreuses créatures ont-elles développé d’ingénieux systèmes pour survivre – c’est une des explications de la diversité. Par exemple, certains poissons se nourrissent pend ant la journée tandis que d’autres mangent la nuit. Certains ne s’éloignent jamais très loin de leur cachette protectrice, d’autres misent sur le nombre et nagent en bancs. Quelques-uns utilisent d’autres espèces pour les protéger, comme les poissons-clowns vivant parmi les anémones de mer dont la piqure est toxique pour les prédateurs. L’environnement a un équilibre si délicat que le moindre changement peut avoir de grandes conséquences. Malheureusement, ce sont les humains qui ont le plus d’impact sur le récif. Nos mauvaises habitudes ne contribuent pas vraiment à la sauvegarde de la Grande Barrière de corail, des rapports indiquent qu’elle a perdu plus de la moitié de sa couverture corallienne depuis 1985.

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